lundi 12 avril 2021
×

Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 344
Quand l’islam éclaire l’Afrique et féconde le Sénégal…(Khadim Mbacké)

Quand l’islam éclaire l’Afrique et féconde le Sénégal…(Khadim Mbacké)

Regard synoptique sur les étapes marquantes dune histoire décisive

  • Source et nature des savoirs islamiques
  • Les voies et moyens de leur propagation dans le temps et dans l’espace
  • Les relais ou grands centres de rediffusion des savoirs
  • Le patrimoine ou legs laissés par nos savants
  • L’impact des savoirs sur la vie des populations

 

  1. Source et nature des savoirs

L’intérêt que l’islam porte à la recherche du savoir se reflète dans de nombreux passages de son livre saint qui en fait un préalable à la juste adhésion à la foi. Lieux , la recherche du savoir est hissée au rang d’obligation selon la tradition prophétique qui nous apprend que l’acquisition du savoir est une obligation pour tout musulman.

Le Coran, révélé entre 610 et 632 AC, et traitant essentiellement de la théologie, de la loi, de la morale et de l’histoire, est considéré par les musulman comme la mère des sciences. Il est certes un livre religieux car il vise en priorité à faire connaitre Allah, à nous apprendre comment l’adorer à travers la manière dont nous devons organiser les affaires de notre ici- bas pour mieux préparer celle future. Cependant on y trouve de nombreuses allusions aux connaissances profanes dont nous avons besoin au cours de la phase terrestre de notre existence. C’est ainsi que nous y trouvons des référence à la médecine, notamment l’embryologie , à la géologie, à l’économie, à l’astronomie , à biologie, à la botanique, aux mathématiques , à la physique mais aussi aux sciences dites humaine comme la sociologie, la psychologie et l’histoire.

Les premières générations musulmanes l’ont bien compris car après la maîtrise des sciences  religieuses et instrumentales, elles passèrent aux sciences exactes et réalisèrent grâce au soutien des autorités du califat abbasside, en particulier, des avancées qui représentent une contribution de l’islam au développent scientifique de l’humanité, notamment du 8e au 12 siècles AC.[1]

  1. Lislam en Afrique

L’empire du Ghana qui s’étendait sur la quasi totalité de l’Afrique de l’ouest entretenait des relations commerciales avec l’Arabie. Mais le Contient ne reçut ses premiers musulmans que vers 617 lors de la première immigration  d’un groupe des compagnons du Prophète (psl) en Abyssine.

 La propagation de l’islam dans le continent commence avec l’arrivée de Amer Ibn al-As en Egypte  en 640 AC à la tête de  4000 de ses soldats. Le Tekrour , actuel Sénégal, aurait embrassé l’islam vers 850 et ses dirigeants auraient opté pour l’application de la charia dans leur territoire. En plus, ils auraient participé aux côtés des Almoravides à la conquête du Ghana . Il est toutefois erroné de prétendre que ce sont ces derniers qui ont convertis les habitants du Tekrour à l’islam car leur célèbre roi War-Jabi, mort en 1040 était déjà musulman.

La contribution des arabes et berbères, commerçants et/ou prédicateurs, partis de Ghana pour la diffusion de l’islam dans l’ensemble des pays du Soudan occidental est incontestable. En effet, selon l’historien al-Bakry , la capitale de Ghana Kumbi Saleh était, en 1068 , un grand centre commercial cosmopolite parce que peuplé  de Berbères, d’Arabes et de noirs dont une partie de musulmans.La ville possédait 12 mosquées, et des juristes et d’autres savants y dispensaient un enseignement fondé sur l’école malikite. Les commerçants de la ville étendaient leurs activités doublées d’une prédication islamique  jusqu’au Sénégal. Certains se fixaient dans les territoires traversés.

La ville de Gao, capitale de Songhay, avait déjà accueilli l’islam grâce à ses contacts avec l’Afrique du Nord dont les savants commençaient à s’installer dans le territoire à cette époque et son chef  Za Kassoy se serait convertit en 1009.

Les souverains successifs de l’Empire du Mali qui émergea suite à la chute de celui du Ghana contribuèrent à leur tour à la propagation de l’islam dans la région ouest africaine  à partir du 13e siècle. En effet, les villes de cet empire devinrent de véritables centres islamiques qui abritaient des bibliothèques et des universités.

Mansa Moussa a établi un véritable pont entre l’Afrique de l’Ouest et le Moyens orient pour favoriser des échanges culturelles et scientifiques qui accélèrent la diffusion de l’islam dans son empire, notamment à partir de son célèbre pèlerinage entamé en 1324 AC en compagnie, dit-on, de 60 000 hommes. Au retour de La Mecque, il revint au Mali avec un groupe de savants et architectes et apporta en plus des ouvrages traitant les diverses sciences islamiques.

Au paravent, des étudiants du Soudan occidental auraient commencé à aller étudier en Egypte. Au milieu du 13ème siècle, une section spéciale réservée aux Africains aurait été créée à l’université d’Al Azhar sous la supervision du Faqih Ibn Rashiq chargé d’enseigner le fiqh maliki.

Ibn Batouta avait visita le Mali à l’époque de Mansa Souleymane, en 1352, souligna la diffusion de la science, le règne de la justice et de la sécurité et surtout l’ardeur des soudanais dans l’apprentissage de l’islam, qu’ils poussaient au point d’enchainer leurs enfants pour les obliger à apprendre le Coran par cœur. Il souligne encore l’existence d’un grand nombre de mosquées qui se remplissaient aux heures de prières et des fidèles très respectueux des prescriptions de l’islam.

LEmpire des Songhaïs.

Le plus célèbres de souverains de Songhaï, Askia Mohammed Abu Bakr , arrivé au pouvoir en 1493, continua la politique de coopération religieuse avec le monde arabe et fit  venir des savants et des ouvrages du Maghreb, d’Egypte comme du Hidjaz.

Selon l’historien Mahmoud Kati, Askia Muhammad se distinguait par son amour pour les savants et les étudiants , par sa générosité, sa piété , son intelligence et son humilité devant les ulémas .Il tenait compte particulièrement des intérêts des musulmans et était soucieux de les aider à se conformer aux prescriptions de leur religion.Il envoyait des imams dans toutes les vielles qui en avaient besoin comme il livrait un combat sans merci aux innovations religieuses et à toute forme d’injustice.

Askia Mohammed entretint de vives entrevues avec le cheikh Muhammad al Maghilli. Les questions que le premier posa au second reflètent d’une part, la volonté du souverain d’appliquer la loi islamique dans son royaume, et ,d’autre part, la prééminence des traditions ancestrales africaines à l’époque et la difficulté de les éradiquer.

Toujours est-il que c’est sous son règne que Gao, Djenné, Walata et Awdaghost deviennent célèbres en tant que centres culturels qui attiraient de nombreux étudiants étrangers.

Tombouctou connut son plus grand rayonnement scientifique et culturelle à cette époque. Des savants maghrébins seront très nombreux à s’y rendre afin de diffuser l’islam aux désireux.

Parmi les savants de la ville, il faut citer le Cadi Katib Moussa qui assura l’imamat à  la grande mosquée de Tombouctou pendant 40 années ainsi qu’ Ali ibn Yahya As-sanhaji Al-Massufi, Cadi de Tombouctou, Ahmed ibn Omar Mohamed Aqit , Makhlouf ibn Ali ibn Saleh al-Balbali, le précité Mohamed Ibn Abdelkerim al Maghili, Saleh ibn Mahmoud Andy Omar, et Abou al Kassim al Tuati, etc.

Le célèbre savant Ahmad Baba (1556-1627) les cite avec d’autres dans son répertoire intitulé Nayl al-ibtihadj et dans lequel il retrace les parcours des lettres africains  qui ont répandu le  savoir islamique dans toute l’Afrique de l’Ouest en son temps.

L’université de Sankoré, comme la Grande Mosquée de Sidi Yahia, firent de Tombouctou un centre islamique des plus enviés. La ville était devenue le marché local de livres et manuscrits que l’on recopiait et revendait, et des bibliothèques privées y étaient régulièrement créées par les savants musulmans.

Le chroniqueur portugais  Alvise Cadamosto qui visita la région qui abrite l’actuel Sénégal dans  les années 1455 - 1457, évoqua la présence d’enseignants  arabes, notamment  auprès du roi du Mali ,qui s’occupaient  de la formation des membres de la famille royale.

Il est vrai toutefois que l’islam n’était pas encore une religion populaire en Afrique de l’Ouest au 15e siècle, mais il poursuivait sa progression très rapidement grâce à la mobilité des savants qui multipliaient la création de centres d’enseignement islamique.

  1. Le cas du Sénégal

Il est déjà évoqué plus haut l’implantation de l’islam dans le royaume du Tekrour depuis le 9e siècle. L’islam de cette époque restait une religion d’élite  parce que limité à la classe dirigeante et son entourage. Les coopérants, lettrés étrangers et savants locaux, ont dû profiter de leur statut pour prendre en charge la diffusion de l’enseignent religieux.

Les progrès de l'islam au cours des derniers siècles et les facteurs qui les ont favorisés ont été analysés différemment. Certains soutiennent que la colonisation européenne qui a pacifié la sous-région et facilité la circulation des personnes et des biens a rendu service à l’islam sans le vouloir. D’autres pensent que le choix de l’islam était une manière d’exprimer le rejet de l’offre des missionnaires perçus comme des alliées objectives des colonisateurs.

Nous pensons que les foyers d’enseignement religieux naissants tels ceux de Pire, de Kokki et d’autres au Fouta, au Boundou et à Gudimakha, etc, dont les promotions ne tardèrent pas à se déployer dans toutes les régions du pays pour créer à leur tour d’autres centres secondaires, ont joué le rôle le plus décisif dans la propagation de l’islam dans les couches populaires.

Les dirigeants des mouvements de réforme étaient passés par par-là. Certains ont opéré des révolutions d'autres ont eu recours au djihad tandis que d'autres ont combiné enseignement et action militaire et d'autres enfin ont privilégié l'éducation et l'enseignement. Ces derniers ont fini par s'imposer sur le champ et réussit à surmonter l’obstacle colonial, soit grâce à une collaboration intelligente, soit par le biais d'une résistance spirituelle indéfectible qui força l’admiration et l’adhésion des populations désorientées suite à l’effondrement du pouvoir traditionnel.

  1. Patrimoine

Il existe en Afrique de l’Ouest des centres qui abritent des milliers de manuscrits traitant de tous les domaines du savoir. Les plus connus se trouvent au Nigeria, au Niger , au Mali , en Mauritanie et au Sénégal[2]. Ceux produits et conservés dans notre pays sont relatifs aux disciplines suivantes :

-l’histoire

-le droit musulman

-le soufisme

-l’exégèse coranique

-la littérature

-l’astronomie

-la grammaire

-la théologie

-la morale islamique

-la métrique

-la Médecine traditionnelle

Les ouvrages les plus connus

Zouhour al-bassaatiin par Cheikh Moussa Kamara (histoire)

Al-madjmou an-nafiis par Cheikh Moussa Kamara (droit musulman)

Kifayatour raachibiin par Al-Hadj Malick (droit musulman)

Massalikoul djinaan par Cheikh Ahmad Bamba (soufisme)

Rimaah par Am-Hadj Omar (soufisme)

Dhiyaaoun nayyrayn par Cheikh Ahmad Déme (exégèse coranique )

Mawaahib al-qouddos par Cheikh Ahmad Bmaba (théologie)

Nahdj qadhaa al-hadj par Cheikh Ahmad Bamba (morale)

Amaanoul baliid par Cheikh Mbacké Bousso (théologie)[3]

 

L’abondance de la production de nos savants n’occulte pas quelques aspects négatifs, notamment :

-leur originalité toute relative car on y est plus soucieux de maîtriser le legs des anciens que de le critiquer ou développer ;

-la vénération hyperbolique des devanciers qui se traduit par des hagiographies creuses et des écrits laudatifs peu instructifs ;

-un temps considérable est consacré à la rédaction de poèmes élogieux dédiés au Prophète (psl) au détriment de l’étude scientifique de la Sunna, d’où la quasi absence de celle-ci dans le programme des écoles traditionnelles ;

- le savoir purement religieux l’emporte largement en dépit de la présence d’efforts louables dans le sens de l’exploration de l’astronomie pour connaitre le mouvement des étoiles et déterminer la direction de la Quibla et les heures de prière.[4]

Cependant, l’enseignement des résultats des recherches menées par nos ulémas a permis de former des générations qui ont assuré la pérennisation de la culture et de la civilisation islamiques et déterminé notre identité culturelle.

  1. Impact

L’impact des savoirs acquis est multidimensionnel parce que spirituel, culturel, économique et social. En effet, il s’est traduit d’abord par le passage de l'animisme à l’adoption de la foi en l’unicité absolue d’Allah. Et il s’est reflété ensuite dans un brassage ethnique aboutissant à une vision commune de la vie et de sa finalité. Enfin, il s’est concrétisé à travers l’établissement d’alliances matrimoniales de nature à renforcer la fraternité et la paix au sein des différentes ethnies. Ce qui a favorisé  l’émergence  de communautés religieuses très impliquées dans le développement culturel, économique et social.[5]

Quoique profond, cet impact est contrecarré par l'ordre apporté par la colonisation. En effet, celle-ci a inscrit parmi ses priorités une lutte acharnée pour éradiquer l'influence de l'islam afin de lui substituer un ordre diamétralement opposé parce que fondé sur une laïcité intolérante à l’égard de la religion. Elle a mis en œuvre tous les moyens en sa disposition  pour affaiblir l'enseignement religieux qui consolide la position de l’islam et assure sa transmission à travers les générations.[6]

Elle a appliqué sans merci le principe ‘diviser pour régner’ et monté des groupes religieux jugés loyaux contre d’autres considérés comme hostiles. L’Administration voyait  dans le soufisme véhiculé par des confréries jugées hétérodoxes un islam plus adapté à la culture africaine, qui constitue selon elle un moindre mal[7].

Elle a créée des écoles modernes plus aptes à assurer le progrès économique et social, et mis en place un État dirigé par une élite nourrie de valeurs occidentales et peu disposée à prendre en compte les préoccupations spirituelles et morales des musulmans.

Il en suffit pour preuve ce refus obstiné d’introduire l’éducation religieuse à l’école publique. Cette attitude est sou tendue par un mépris irrationnel de la chose religieuse doublé d’un complexe de supériorité. D’où une conception  réductrice de la citoyenneté qui en fait l'affaire des porteurs de la culture occidentale, et inspire un étiquetage   ,une stigmatisation et une exclusion implicites[8]

Le déclin des plus célèbres écoles traditionnelles suite à la disparition des dernières grandes figures de l'islam au 20ème siècle a été compensé par l'émergence d'écoles modernes à partir de la deuxième moitié dudit siècle. En effet, des étudiants, issus pour la plupart des familles maraboutiques, allèrent étudier dans les universités du monde arabe et revinrent dotés d'une formation qui englobe les sciences religieuses et modernes. Ces arabisants ont créé à leur tour des établissements  qui ne cessent de se moderniser et sortent des élèves capables d'intégrer le système officiel et de finir leurs course dans les différentes facultés de nos universités.

Une bonne coopération entre ceux-là et les intellectuels musulmans francophones peut aboutir à la mise en place d'équipes pluridisciplinaires pour mener des recherches à la hauteur des défis auxquels la communauté musulmane est confrontée.

Nous pensons que le musulman moderne doit savoir que l’acquisition des connaissances utiles est une activité qui doit durer toute la vie et que son imprégnation des valeurs ethniques de l'islam et sa capacité à les traduire en actes fait de lui un citoyen exemplaire qui s'impose à sa société.

Conclusion

Fondé sur un livre sacré, source intarissable de connaissances religieuses et profanes, l’islam arrive très tôt au continent africain. Il s’y répand progressivement à partir du 7e siècle et finit par s’installer en Afrique de l’Ouest dès le 9e siècle.

Les grands empires africains ont établi des relations commerciales, culturelles et scientifiques avec l’Arabie. Souverains, savants, commerçants et étudiants ont animé un mouvement qui a favorisé la circulation des savoirs.

De grands centres furent créés dans la sous-région et des savants s’y sont rassemblés pour assurer la transmission des savoirs islamiques à travers l’éducation et la formation. Les bénéficiaires de celle-ci, issus des différents territoires ouest africains, sont rentrés chez eux pour créer d’autres centres dans le but de reproduire et de propager le savoir reçu.

Grâce à ce processus, l’islam, religion d’élite au début, gagne toutes les couches de la population au cours des quatre derniers siècles.

Ses agents ont légué un patrimoine dont l’impact oriente la vie spirituelle, culturelle, économique et sociale des musulmans et se reflète dans l’émergence de communautés qui ont opéré un brassage ethnique, garant de l’intégration et de la cohésion nationale, et apporté une contribution significative au développent du pays.

La colonisation, porteuse d’un ordre contraire au projet islamique, s’efforça sans succès de freiner l’avancée de l’islam. Elle n’en laisse pas moins une influence déterminante pour avoir mis en place un système éducatif moderne et formé une élite imbue de ses valeurs, qui gère les affaires d’un Etat hérité de la colonisation.

Le plus important aspect de l’impact de la culture et et de la civilisation sécrétée par les savoirs apportés par l’islam réside dans la présence d’une génération qui a réalisé une symbiose entre les valeurs islamiques et celles positives de la modernité. Cette génération est déterminée à se doter des moyens scientifiques et technologiques aptes à lui permettre de relever les devis du développement sans sacrifier ses valeurs fondamentales. 

Éléments bibliographiques

Histoire d’al-Bakri (arabe)

Histoire d’al-Umari (arabe)

Histoire d’Ibn Khaldoun (arabe)
Infaaq al-Maysour (arabe) de Muhammad Bello (arabe)

Histoire du Soudan par Saadi (traduit en français)

Histoire d’al-Fattash par Mahmoud Kati (traduit en français)

Etudes sur l’islam au Sénégal par Paul Marty, Paris 1913

L’islam dans l’Afrique Occidentale par Le Chatelier, Paris 1899

La confrérie sénégalaise des Mourdies par Cheikh Tidiane Sy

La Pensée religieuse d’Amadou Bamba par Fernand Dumont, NEA,Abidjan 1975

La culture et la civilisation islamique au Sénégal, une publication de l’ISESCO, Rabat 1994  

Les actes du Symposium International sur la civilisation islamique en Afrique de l’Ouest, Dakar, 1996

Barry, Boubacar. Le Royaume du Waalo : Le Sénégal avant la conquête. Paris : François Maspero, 1972.

Barry, Boubacar : La Sénégambie du XVè au XIXè siècle : Traite négrière, Islam et conquête coloniale. Paris : Editions l'Harmattan, 1988.

Diop, Cheikh Anta . L'Afrique noire pré-coloniale . Paris : Présence africaine, 1960.

Gellar, Sheldon. Structural Changes and Colonial Dependency : Senegal, 1885-1945. Beverly Hills, Calif : sages publications, 1976.

Robinson, David : The Holy War of Umar Tal : The Western Sudan in the Mid-nineteenth Century. Diop, Abdoulaye Bara : La société Wolof tradition et changement : Les systèmes d'inégalité et de domination . Paris : Editions Karthala, 1981.

O'Brien, Donald B. Cruise : The Mourides of Senegal : The Political and Economic Organization of an Islamic Brotherhood. London : Oxford University Press, 1971.

Sylla, Assane. La philosophie morale des Wolof. Dakar : Sankoré, 1978.

Mbacké, Khadim. Soufisme et confréries religieuses au Sénégal,Dakar, 1995

 

[1] Voir l’ouvrage consacré au sujet par le Pr Alassane Wade de l’UCAD. Les universités de l’Espagne musulmane  apportèrent une contribution incontestable à la renaissance scientifique de l’Europe.

[2] Signalons que le Centre Ahmad Baba de Tombouctou  abrite des  dizaine de milliers de manuscrits qui représente un patrimoine africain inestimable. La réalisation de leur importance a suscité une coopération internationale qui a permis de moderniser le Centre et de mieux préserver les manuscrits.

[3] Ces ouvrages sont conservés au Laboratoire Islam de l’IFAN sous forme de manuscrits. Ils font partie d’un ensemble de collections initialement constituées à l’époque coloniale puis enrichies par des chercheurs sénégalais qui,  de surcroit , en ont rétabli et publié une bonne quantité.

[4] Les archives révèlent que Serigne Mbacké Bousso connus pour sa maîtrise de cette science sollicita un miroir solaire auprès de l’Administration coloniale pour parfaire ses travaux.

[5] Nous avons consacré une étude critique aux confréries sénégalaises et montré leur apport multiforme et les déviances qui les gangrènent. Voir Soufisme et confréries religieuses au Sénégal, Dakar 1995.

[6] Voir les travaux de nos collègues Ravane Mbaye, Thierno Ka, Mamadou Ndiaye, etc

[7] Cette vision reste au goût du jour chez certains responsables africains.

[8] Les arabisants sont tous pris pour des imams, même quand ils ont reçu une formation scientifique. Beaucoup ignorent encore que parmi les arabisants, il y des médecins, des ingénieurs, des agronomes, des comptables, des géographes, etc.

 

.....................

Par

Khadim Mbacké

directeur de recherche émérite

IFAN Ch. Anta Diop

UCAD

....................

Dakar, mai 2019

About Author

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'entrer toutes les informations requises, indiquées par un astérisque (*). Le code HTML n'est pas autorisé.

2148 Responses Found

NewsLetter

Abonnez-vous pour recevoir nos lettres d'information dans votre courriel !