lundi 12 avril 2021
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Se rappeler d’Allah par le cœur et la langue

Se rappeler d’Allah par le cœur et la langue

Premier sermon

Louange à Allah ! Nous Le louons, cherchons secours auprès de Lui et sollicitons son pardon. Nous nous réfugions auprès d’Allah contre nos mauvais penchants et nos mauvaises actions. Quiconque est guidé par Allah, rien ne pourra l’égarer et quiconque est abandonné par Allah, rien ne pourra le guider. Nous attestons qu’il n’y a de divinité qu’Allah sans associé et nous attestons que Mouhammad est son serviteur et envoyé.  Nous louons notre Seigneur qui a commandé le zikr à Ses serviteurs pour qu’ils se souviennent de Lui et que de Son côté, Il les mentionne dans des assemblées saintes.       

Serviteurs d’Allah !

Allah a créé l’être humain en le dotant d’une composante physique qui ne peut vivre sans s’alimenter et boire. Toutefois, chez le même individu, existe une composante immatérielle dont la vie et l’épanouissement ou la mort dépendent de la qualité de la nourriture spirituelle qu’elle consomme et de sa fréquence. Cette dimension spirituelle fait que l’humain ne vit pas que de pain. Même si l’individu ne manque de rien en termes de biens matériels, il y a toujours ce besoin de tranquillité et de  quiétude qu’il ressent dans le tréfonds de son être. C’est ainsi que dans les sociétés les plus avancées au plan économique, il existe nombre de maladies d’ordre mental et nombre de suicide, qui ne trouvent pas leur explication dans un manque d’ordre matériel. Partant de cette vérité sur la nature humaine, le Coran affirme qu’au fond, l’homme est à la recherche de la transcendance, du bien, du beau, du vrai et du juste : « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement [pour Dieu], telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes - pas de changement à la création de Dieu -. Voilà la religion de droiture; mais la plupart des gens ne savent pas. » (S30, V30). 

L’Homme est fait de telle sorte que quelles que soient ses conditions de vie matérielles, il ne peut s’empêcher de se poser des questions du genre ; d’où viens-je ? Pourquoi suis-je ici et maintenant ? Quel est mon devenir ? Quel doit être mon rapport à la mort, à la souffrance, à l’injustice, au mal, au bien, à la vérité ? Suis-je seul dans cet immense univers par hasard ? Existe-il une autre vie, etc. ? Viennent s’ajouter à ces questionnements parfaitement humains, les angoisses de diverses sortes telles que la peur de l’échec dans n’importe quel domaine de la vie ; conjugale, professionnelle, etc., la peur de la maladie, de l’insécurité et autres soucis inhérents à notre condition d’homme seul et membre d’une société.

Face à toutes ces fragilités, tout un chacun recherche à juste raison des réponses à même de le préparer à faire face à toute sorte de tribulations et d’incertitudes. Dans ce cadre, les enseignements de l’Islam qui s’intéressent à tous les Hommes et à tout l’homme, nous disent que les impasses auxquelles notre raison bute dans ce genre de questionnement est tributaire non pas de la raison elle-même, mais de notre refus de nous ouvrir à la révélation divine. C’est par le biais de la révélation, que l’homme connait sa propre nature et les remèdes infaillibles, s’il sait bien les utiliser, à ses maladies, ainsi que les réponses à ces questions que la seule raison ne peut prendre en charge. A ce propos, le Coran dit : « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants cependant cela ne fait qu'accroître la perdition des injustes. » (S17, V82). 

Serviteurs d’Allah !

Dans un autre verset, le Coran affirme que se détourner d’Allah conduit à une vie de gêne ici-bas et à la perte dans l’au-delà : « Tous deux (Adam et Eve) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s'égara. Son Seigneur l'a ensuite élu, agréé son repentir et l'a guidé. Il dit : "Descendez d'ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s'égarera ni ne sera malheureux. Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l'amènerons aveugle au rassemblement". Il dira : "Ô mon Seigneur, pourquoi m'as-Tu amené aveugle alors qu'auparavant je voyais ?" Dieu lui] dira : "De même que Nos Signes (enseignements) t'étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd'hui tu es oublié". » (S20, V121-126)

Dans un autre verset, il est dit que se détourner d’Allah, c’est se choisir Satan comme compagnon : « Et quiconque s'aveugle (et s'écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. Ils (Les diables) détournent certes [les hommes] du droit chemin, tandis que ceux-ci s'estiment être bien guidés. Lorsque cet [homme] vient à Nous, il dira [à son démon] : "Hélas ! Que n'y a-t-il entre toi et moi la distance entre les deux orients [l'Est et l'Ouest] !" - Quel mauvais compagnon [que tu es] ! » (S43, V36-38). Ce n’est qu’en activant la relation spirituelle avec Allah, par le zikr, que le croyant pourra trouver cette quiétude tant recherchée et dont parle le verset suivant : « ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l'évocation de Dieu". N'est-ce pas par l'évocation de Dieu que se tranquillisent les cœurs ? (S13, V28). C’est ainsi qu’Allah tout en n’étant jamais sujet à l’oubli, à la somnolence, ou au sommeil, se « rappelle » particulièrement de ceux qui le mentionnent à travers le zikr du cœur et de la langue. S’efforcer de penser à Allah malgré le tumulte du monde ici-bas est le chemin vers la paix intérieure sans laquelle il est impossible d’agir de façon sereine pour soi et pour autrui, pour l’ici-bas et pour l’au-delà : « Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel de Dieu. Et quiconque fait cela... alors ceux-là seront les perdants. » (S63, V9).

Le zikroullah est un acte cultuel incontournable pour le croyant en ce qu’il constitue un puissant et sage moyen de se rappeler Allah, la seule source de paix intérieure d’abord, d’où l’invocation enseignée par le prophète et à dire après le salut qui clôt la prière : « Seigneur ! Tu es la Paix. Et de Toi provient la Paix… » Quiconque se rappelle fréquemment d’Allah, Celui-ci se rappellera de lui notamment en temps de difficulté comme l’enseigne le récit coranique sur l’envoyé d’Allah Jonas (Younous) : « Jonas était certes, du nombre des Messagers. Quand il s'enfuit vers le bateau comble, Il prit part au tirage au sort qui le désigna pour être jeté [à la mer]. Le poisson l'avala alors qu'il était blâmable. S'il n'avait pas été parmi ceux qui glorifient Dieu, il serait demeuré dans son ventre jusqu'au jour où l'on sera ressuscité. » (S37, V139-144). Les exégètes du coran disent à propos de ce verset qu’il faut aussi comprendre par « s’il n’avait pas été parmi ceux qui glorifient Dieu... » que l’envoyé d’Allah Younous était un pratiquant régulier du zikr avant qu’il ne soit avalé par le poisson. 

Frères et sœurs en la foi !

Le vrai zikr est un acte sincère du cœur du croyant qui frissonne et vibre quand ses récepteurs dont nous ignorons la nature sont stimulés par la psalmodie de la parole révélée : « Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Dieu. Et quand Ses versets leur sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur. » (S8, V2). Dans un autre verset, il est dit : « Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs cœurs s'humilient à l'évocation de Dieu et devant ce qui est descendu de la vérité [le Coran] ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux. Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs coeurs s'endurcirent, et beaucoup d'entre eux sont pervers. » (S57, V16)

Qu’Allah nous bénisse par le Coran et nous aide à tirer pleinement profit de ses versets et du rappel qui s’y trouve ! Je demande à Allah pour moi et pour vous l’absolution de nos péchés.

Deuxième sermon

Empli du souvenir d’Allah, le cœur transmet à la langue ce flux spirituel qui la fait se mouvoir à travers la prononciation apaisée et humble de paroles non pas inventées de toute pièce, mais données par la révélation à travers le Coran et la sounnah. Rappelez-vous que la langue est un moyen d’obtention du paradis à condition que le croyant lui impose une culture de la bonne parole : « N'as-tu pas vu comment Dieu propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ?
Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Dieu propose ses paraboles à l'intention des gens afin qu'ils s'exhortent. » (S14, V24-25). En matière de bonne parole, le zikr institué par Allah et son prophète occupe une place de choix. La langue, en dehors de son rôle physiologique important, occupe une place de choix dans le zikr. Le prophète nous dit qu’Allah aime la langue mouillée de Sa parole et des mots de zikr. Comme exemple de zikr, le prophète nous fait cadeau de celui-ci : « Voici deux paroles faciles à prononcer, légères sur la langue et lourdes sur la balance du jugement dernier : soubhânallah wabihamdihi, soubhânallahil ‘azîm. »

Parmi les différentes modalités du zikr la prière nocturne et la lecture méditée du Coran constituent des pratiques incontournables pour l’éducation spirituelle. A la base de la formation spirituelle du prophète au tout début de la « descente » du coran, se trouve la prière nocturne avec récitation apaisée du texte : « Ô !, toi, l'enveloppé [dans tes vêtements] ! Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie; Sa moitié, ou un peu moins; ou un peu plus. Et récite le Coran, lentement et clairement. Nous allons te révéler des paroles lourdes (très importantes). La prière pendant la nuit est plus efficace et plus propice pour la récitation » (S73, V1-6). Dans le même sillage, l’envoyé d’Allah Moussa reçoit l’injonction de faire la prière avant d’aller chez Pharaon : « Dieu ! Point de divinité que Lui ! Il possède les noms les plus beaux. Le récit de Moïse t'est-il parvenu ? Lorsqu'il vit du feu, il dit à sa famille : "Restez ici ! Je vois du feu de loin; peut-être vous en apporterai-je un tison, ou trouverai-je auprès du feu de quoi me guider". Puis, lorsqu'il y arriva, il fut interpellé : "Moïse ! Je suis ton Seigneur. Enlève tes sandales : car tu es dans la vallée sacrée Tuwa. Moi, Je t'ai choisi. Ecoute donc ce qui va être révélé. Certes, c'est Moi Dieu : point de divinité que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la Salat pour le souvenir de Moi. » (S20, V8-14). Ce n’est pas par hasard, que le Coran est fréquemment qualifié de « rappel » : « Dieu a fait descendre le plus beau des récits, un Livre dont [certains versets] se ressemblent et se répètent. Les peaux de ceux qui redoutent leur Seigneur frissonnent (à l'entendre); puis leurs peaux et leurs cœurs s'apaisent au rappel de Dieu. Voilà le [Livre] guide de Dieu par lequel Il guide qui Il veut. Mais quiconque Dieu égare n'a point de guide. » (S39, V23).   

Seigneur ! Inscris- nous parmi tes serviteurs qui se rappellent de Toi régulièrement.

Seigneur ! Fais-nous la faveur de nous compter parmi Tes serviteurs dont les cœurs s’apaisent à Ton évocation et qui ne se lassent jamais de  se rappeler de Toi, comme Tu le veux, et comme enseigné par Ton messager Mouhammad (PSLF). 

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