lundi 12 avril 2021
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Les effets désastreux de la consommation de stupéfiants chez les jeunes

Les effets désastreux de la consommation de stupéfiants chez les jeunes

Premier sermon

Louange à Allah ! Nous Le louons, cherchons secours auprès de Lui et sollicitons son pardon. Nous nous réfugions auprès d’Allah contre nos mauvais penchants et nos mauvaises actions. Quiconque est guidé par Allah, rien ne pourra l’égarer et quiconque est abandonné par Allah, rien ne pourra le guider. Nous attestons qu’il n’y a de divinité qu’Allah sans associé et nous attestons que Mouhammad (PSL) est son serviteur et dernier envoyé à toute l’humanité. Nous louons notre Seigneur qui a invité ses serviteurs à sauvegarder leur vie et à ne consommer que ce qui est licite et non nuisible au corps et à l’esprit humain.  « […] Et ne vous tuez pas vous-mêmes […] » (S4, V29)

Serviteurs d’Allah !

La question du pourquoi ou du sens de la vie humaine reste et restera toujours une préoccupation majeure chez tous les hommes. A ce propos, nombre de réponses ont été apportées par les sociétés à partir de leurs traditions, et les philosophies dites modernes regorgent de spéculations à ce sujet. D’un côté, existent des réponses bâties sur des traditions animistes et polythéistes que les sociétés ont adoptées sans esprit critique. D’un autre, les élaborations notamment occidentales contemporaines qui tout en ne trouvant pas de réponse « scientifique » à ce genre de question, prennent leur distance par rapport au donné religieux. Pour ce qui est de l’Islam, la place de l’homme dans la création est singulière. En effet, notre seigneur l’a investi d’un statut de gérant-comptable de la terre et de ses prochains. Allah dit : « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : "Je vais établir sur la terre un vicaire "Khalifa". Ils dirent : "Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ?" - Il dit : "En vérité, Je sais ce que vous ne savez pas ! » (S2, V30). Pour être à la hauteur de cette mission, Adam et ses fils ont reçu d’Allah des compétences dont ne dispose nul autre créature que lui, pas même les anges : « Et Il apprit à Adam tous les noms (de toutes choses), puis Il les présenta aux Anges et dit : "Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques !" - Ils dirent : "Gloire à Toi ! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous a appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage". - Il dit : "Ô Adam, informe-les de ces noms;" Puis quand celui-ci les eut informés de ces noms, Dieu dit : "Ne vous ai-Je pas dit que Je connais les mystères des cieux et de la terre, et que Je sais ce que vous divulguez et ce que vous cachez ? » (S2, V31-33). Cette précellence des humains est confirmée par le verset qui dit : « Certes, Nous avons honoré les fils d'Adam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué de bonnes choses comme nourriture, et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. » (S17, V70) 

Autre signe distinctif de l’humain, l’assujettissement des créatures à son pouvoir pour qu’il puisse bâtir sur terre une civilisation du bien, du juste, du beau et du vrai : « Ne voyez-vous pas que Dieu vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre ? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos de Dieu, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant. » (S31, V20). Sous cet angle, toute conception extrême de l’homme dans le sens de sa divinisation ou de sa banalisation est exclue.

L’homme n’est ni maître-possesseur de la nature comme le prétend la vision cartésienne par exemple avec tous les excès notamment environnementaux qui en ont découlé, ni une simple composante de la création qu’on peut même sacrifier aux fausses divinités pour obtenir la satisfaction d’un besoin ou éviter leur colère. Dans l’Islam, l’homme est une créature dotée de raison et de liberté et pouvant par conséquent atteindre les sommets de la grandeur spirituelle ou dégringoler vers une déchéance à nulle pareille. Le Coran dit à ce propos : « Par le figuier et l'olivier. Et par le Mont Sinaï !  Et par cette Cité sûre ! Nous avons certes créé l'homme dans la forme la plus parfaite. Ensuite, Nous l'avons ramené au niveau le plus bas, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres : ceux-là auront une récompense jamais interrompue. » (S95, V1-6).  

Sont réunies en cet être humain, grandeur et fragilité. Pour ne pas le laisser mettre ses possibilités au service d’une autre vocation que l’adoration c'est-à-dire être au service du Seigneur par la bonne action, Allah lui a réalisé la promesse faite à Adam à sa sortie du paradis, à travers Ses livres révélés et Ses envoyés : « Il dit : "Descendez d'ici, (Adam et Eve), [Vous serez] tous (avec vos descendants) ennemis les uns des autres. Puis, si jamais un guide vous vient de Ma part, quiconque suit Mon guide ne s'égarera ni ne sera malheureux.
Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne, et le Jour de la Résurrection Nous l'amènerons aveugle au rassemblement". Il dira : "Ô mon Seigneur, pourquoi m'as-Tu amené aveugle alors qu'auparavant je voyais ?" [Dieu lui] dira : "De même que Nos Signes (enseignements) t'étaient venus et que tu les as oubliés, ainsi aujourd'hui tu es oublié". Ainsi sanctionnons-nous l'outrancier qui ne croit pas aux révélations de son Seigneur. Et certes, le châtiment de l'au-delà est plus sévère et plus durable. » (S20, V123-127).  

Dans le cadre de la signification coranique du statut de l’être humain et de sa mission sublime et périlleuse, il n’y a place à rien qui puisse détourner celui-ci de cette noble vocation de Khalîfah sur terre. Toute l’énergie de ce khalîfah devant être orientée vers la réalisation du bien et la lute contre le mal, tout le contraire de la vision pessimiste des anges : « "Vas-Tu y désigner un qui y mettra le désordre et répandra le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et à Te glorifier ?"  Même si certains se laisseront piéger par le clinquant du monde, d’autres serviteurs s’efforceront de réaliser le bien sur terre, en tirant leur abnégation de versets qui leur rappellent leur véritable vocation : « Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en œuvre, et c'est Lui le Puissant, le Pardonneur. » (S67, V1-2). Dans un autre verset, il est dit : « Nous avons placé ce qu'il y a sur la terre pour l'embellir, afin d'éprouver (les hommes et afin de savoir) qui d'entre eux sont les meilleurs dans leurs actions. Puis, Nous allons sûrement transformer sa surface en sol aride. » (S18, V7-8).

Ce rôle sublime de lieutenance et de vicariat ne peut nullement s’accommoder de consommation de stupéfiants, drogues et substances similaires qui ôtent progressivement à quiconque s’y adonne, ses capacités de réflexion, sa faculté de jugement et de discernement, voire sa vie. Ces stupéfiants s’emparent de l’individu et le rendent incapable de bien accomplir le  mandat divin qui lui est confié. Sous le joug de la drogue, l’individu ne peut que transgresser et trahir sa mission originelle. Comment un humain ainsi prisonnier de telles substances peut-il échapper à leurs effets néfastes à tout point de vue, et être le levier du bien et de la justice sur terre comme le Coran l’enjoint au prophète Daoud : « Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion : sinon elle t'égarera du sentir de Dieu". Car ceux qui s'égarent du sentir de Dieu auront un dur châtiment pour avoir oublié le Jour des Comptes. » (S38, V26). 

Serviteurs d’Allah !

Les stupéfiants constituent la mère des péchés et de la désobéissance en ce qu’ils prennent possession du consommateur et lui font perdre toute notion de pudeur et de limites. La transgression de tout devient la règle chez les drogués sous l’emprise de l’addiction. Ils deviennent dangereux pour eux-mêmes, leurs familles et toute la société notamment quand ils sont en manque. Ils ont toujours besoin de plus de produit, donc de plus d’argent et ont de plus en plus tendance à se cacher et à être des gens asociaux. Dès lors, point de surprise que Satan incite les humains à s’enivrer, quelle que soit par ailleurs la nature ou le nom du produit qui enivre et que le Coran appelle khamr. Le khamr est donc une des redoutables armes de Satan dans ses incessantes tentatives de détourner le serviteur de son Seigneur : «  Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, œuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimité et la haine, et vous détourner d'invoquer Dieu et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin ?  (S5, V90-91).

Toutes ces incidences sont bien entendu en contradiction avec les exigences spirituelles, morales et comportementales du musulman. La consommation de stupéfiants constitue sans nul doute, un obstacle robuste sur le chemin du musulman. Pourtant, ce dernier devrait assumer ses devoirs islamiques tant au plan individuel, communautaire que du point de vue du rôle qu’il doit jouer pour la Oummah pour que celle-ci à son tour joue son rôle de communauté témoin et de communauté qui en charge le commandement du bien et l’interdiction du mal : « Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d'entre eux sont des pervers. » (S3, V110).

Il n’est guère surprenant, c’est le contraire qui le serait, que l’individu dominé par les stupéfiants ne puisse pas pratiquer les cultes qui ont une incidence particulière sur la personnalité spirituelle et morale tels que la prière, le zikr, le jeûne, la lecture méditée du Coran. Au plan des devoirs communautaires, comment l’individu accoutumé à la drogue et aux produits similaires et qui  a tendance à s’isoler de la société peut-il être exemplaire en tant qu’époux ou épouse, en tant que parent, en tant que voisin, en tant qu’employé, en tant qu’employeur, en tant que décideur publique, ou en tant qu’enseignant ou apprenant, etc. Au total, le drogué et l’alcoolique chroniques ou pas,  ne peuvent assumer ce sublime rôle que le prophète a enseigné sous la parabole du berger : « Chacun de vous est un berger et à chaque berger il sera demandé des comptes sur la gestion de ce qui lui a été confié » 

Qu’Allah nous bénisse par le Coran et nous aide à tirer pleinement profit de ses versets et du rappel qui s’y trouve ! Je demande à Allah pour moi et pour vous l’absolution de nos péchés.

Deuxième sermon

Louange à Allah ! Que ses bénédictions et salutations soient sur le prophète (PSL).  

Frères et sœurs en la foi !

Au demeurant, les enseignements islamiques sur la proscription des stupéfiants ne sont pas seulement motivés du point de vue des devoirs vis-à-vis d’autrui. Ils concernent aussi le devoir à l’égard de soi-même. Maints versets interdisent la destruction de sa propre vie ou des membres de son corps, ou sa raison comme le font les stupéfiants. En effet, le corps dans toutes ses composantes est un dépôt divin, d’où aussi l’interdiction du suicide : « Ô les croyants ! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement. Mais qu'il y ait du négoce (légal), entre vous, par consentement mutuel. Et ne vous tuez pas vous-mêmes. Dieu, en vérité, est Miséricordieux envers vous. Et quiconque commet cela, par excès et par iniquité, Nous le jetterons au Feu, voilà qui est facile pour Dieu. » (S2, V29). Passant un jour devant un groupe de compagnons, le prophète les entendit discuter sur les voies et moyens de s’élever spirituellement et prendre des engagements exagérés, genre ne pas se marier, prier toute la nuit, jeûner continuellement, etc. Le prophète leur dit : « (…) Ton corps a un droit sur toi, tes yeux ont un droit sur toi (…) (Mouslim).  

La frange de la société la plus menacée par les dégâts des stupéfiants est sans aucun doute la composante juvénile. Ce qui se comprend du point de vue de leur fragilité et de leur propension à imiter tout et n’importe quoi, et à tester beaucoup de choses à partir de la puberté notamment. Cependant, les jeunes musulmans ont dans le Coran, suffisamment d’exemples desquels s’inspirer ne pas se laisser aller à la perdition. Rappelez-vous des exemples de Youssouf (Joseph), qui refusa de tomber dans le péché de chair et qui fut un bel exemple de responsable publique en termes de compétences et de gestionnaire d’une probité irréprochable. Rappelez-vous des jeunes de la caverne qui ont quitté une contrée dominée par le paganisme, etc. Rappelez-vous de ces jeunes compagnons, hommes et femmes qui se sont engagés dans l’islam avec dévouement, à l’exemple de Mus’ab ibn ‘oumayr qui fut le premier prédicateur et enseignant envoyé par le prophète à yathrib, future Médine, alors qu’il avait une vingtaine d’années.

Serviteurs d’Allah !

Les jeunes musulmans doivent savoir que le potentiel de cette étape sensible et fragile de la vie est un précieux dépôt d’Allah, à ne pas gaspiller et pour lequel, ils  rendront compte. A propos de cette force juvénile, le Coran dit : « Dieu, c'est Lui qui vous a créés faibles; puis après la faiblesse, Il vous donne la force; puis après la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse : Il crée ce qu'Il veut et c'est Lui l'Omniscient, l'Omnipotent. » (S30, V54). A travers maintes recommandations, le prophète a attiré  notre attention sur tout le profit qu’on doit tirer de la jeunesse : « Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses : ta vie avant ta mort, ta santé avant ta maladie, ta disponibilité avant ton indisponibilité, ta jeunesse avant ta vieillesse, ta richesse avant ta pauvreté » (al hâkim). Mais, pour motivés qu’ils soient et désireux de respecter la morale islamique en matière de drogue, ils doivent être protégés par leurs parents et toute la société. Dans ce cadre, il importe que toutes les composantes de la société jouent leur rôle : aux savants de l’islam la sensibilisation bâtie sur un argumentaire tiré du Coran et de la sounnah, aux parents l’éducation et la protection du foyer, aux responsables publiques la mise en œuvre de programmes d’éducation, de sensibilisation, de contrôle de stupéfiants au niveau du pays, mais aussi la récupération et le traitement de ceux qui sont en dépendance, aux enseignants et autres éducateurs l’explication des méfaits de la drogue, et enfin, aux plus âgés le devoir d’exemplarité à l’endroit des plus jeunes.

Seigneur ! Fais de nous des serviteurs éloignés de la consommation de stupéfiants !

Seigneur ! Aide les jeunes musulmans à refuser la drogue et à en guérir pour ceux qui en sont consommateurs !

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