lundi 12 avril 2021
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Les femmes musulmanes face aux dangers du libertinage et de l’indécence vestimentaire

Les femmes musulmanes face aux dangers du libertinage et de l’indécence vestimentaire

Premier sermon

Louange à Allah ! Nous Le louons, cherchons secours auprès de Lui et sollicitons son pardon. Nous nous réfugions auprès d’Allah contre nos mauvais penchants et nos mauvaises actions. Quiconque est guidé par Allah, rien ne pourra l’égarer et quiconque est abandonné par Allah, rien ne pourra le guider. Nous attestons qu’il n’y a de divinité qu’Allah sans associé et nous attestons que Muhammad (PSL) est Son serviteur et dernier envoyé à toute l’humanité. Nous Lui sommes reconnaissants pour avoir indiqué les voies par lesquelles la femme musulmane doit se protéger et être protégée pour jouer pleinement son rôle dans la société selon les enseignements islamiques.

Serviteurs d’Allah !

Avant la révélation coranique, les historiens ont largement montré comment filles et femmes étaient maltraitées dans les diverses sociétés du monde. Même si sa situation n’était pas identique partout ainsi que son statut et son rôle dans la société, la femme était considérée en général comme un être humain inférieur à l’homme, et assujetti au bon vouloir de ce dernier. C’est ainsi qu’elle pouvait être sacrifiée selon les décisions des devins, mariée et héritée de force, dépourvue de droit d’héritage, etc. En Arabie, avant l’Islam, des filles étaient enterrées vivantes et des femmes héritées par le fils du père décédé. A ce propos, le Coran dit : « et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante, pour quel péché elle a été tuée. » (S81, V8-9).  

A l’avènement de la révélation coranique, il va se produire une révolution profonde sur les conceptions qui étaient en cours relativement au statut de l’homme et de la femme, aux droits et devoirs du mariage, aux droits des enfants, aux droits à l’héritage, au statut de la mère, etc.

Pour revaloriser le statut de la femme, le Coran va s’atteler à affirmer que la femme partage avec l’homme le statut d’être humain, ce qui peut sembler banal de nos jours mais ne l’était pas en ces temps où dominaient des traditions et philosophies dévalorisantes pour la femme. A ce propos, le Coran est sans équivoque. « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand- Connaisseur. » (S49, V13). D’autres versets établissent que le destin de la femme n’est pas asservi à celui de l’homme et qu’elle dispose de liberté de choix et d’action : « Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes œuvres, tout en étant croyant... les voilà ceux qui entreront au Paradis; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d'un creux de noyau de datte. » (S4, V124).  

Serviteurs d’Allah !

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le Coran affirme que la femme est un être jouissant du libre arbitre, responsable de ses choix et qui  rendra des comptes au jour de la résurrection. Ceci implique qu’elle doive disposer du libre arbitre et par conséquent assumer pleinement ses actions. C’est ainsi que par l’entremise de ce libre arbitre, des femmes qui ont été épouses de prophètes ont choisi de rejeter la prédication de ces envoyés de Dieu : « Dieu a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l'autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d'aucune aide pour [ces deux femmes] vis-à-vis de Dieu. Et il [leur] fut dit : "Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent", (S66, V10). Par contre, d’autres femmes comme l’épouse du pharaon  puissant et  riche, ont fait le choix le plus difficile, c'est-à-dire, la foi en lieu et place de la soumission à un mari tyrannique et rebelle à Allah : « et Dieu a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes » (S66, V11). La notion révolutionnaire d’équivalence et de réciprocité dans les droits et devoirs est apportée à travers les relations de mariage : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (S2, V228).  

Serviteurs d’Allah !

Par le fait coranique, accompagné de l’audace et de l’abnégation de son premier interprète à savoir Muhammad صلى الله عليه وسلم le sceau des prophètes, la femme a pu et peut continuer à déployer ses efforts en toute quiétude pour participer au développement de la société islamique. A ce propos, le Coran dit : « Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage. » (S9, V71). En énonçant les traits de caractère qui font partie intégrante de la personnalité musulmane, le Coran y associe l’homme avec la femme : « Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d'aumônes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. » (S33, V35).   

Serviteurs d’Allah !

Du vivant du prophète et durant la période des Califs bien guidés et justes, les femmes musulmanes n’avaient rien à envier à leurs consœurs du pourtour méditerranéen et sous d’autres cieux, c’est tout le contraire. Toutefois, il faut reconnaitre qu’avec le déclin de l’autorité islamique et de l’influence grandissante de traditions et idéologies en porte à faux avec les enseignements de l’Islam, le statut de la femme musulmane a subi des évolutions néfastes. C’est ainsi que de nos jours, la femme musulmane qui veut rester fidèle aux prescriptions islamiques, est à l’étroit et subit nombre de dommages de la part même des sociétés qui se réclament majoritairement de l’Islam. Par contre, de l’espace est fait à travers divers créneaux, aux idéologies qui appellent les femmes musulmanes à copier des modèles bâtis sur d’autres valeurs et visions appelées émancipation, féminisme, égalité, autonomie, etc. dont la justesse au regard des enseignements islamiques restent sujette à caution. De plus en plus, les valeurs occidentales servent de modèle aux musulmanes et musulmans surtout à cette époque où les technologies de la communication font que les idées et comportements circulent vite dans l’espace, le temps et l’esprit des humains.

De plus en plus de femmes musulmanes deviennent des proies faciles de propagande multiforme idéologiquement et financièrement soutenue par des organisations essentiellement occidentales en rupture avec le donné religieux. C’est ainsi qu’on leur dit et répète que c’est l’Islam qui est à l’origine de toutes leurs tribulations, et que leur « libération » passe par la rupture avec la référence islamique. Pour arriver à leurs fins, les idéologues de ces courants destructeurs s’attellent tous les jours qu’Allah fait, à saper les fondements de ce qui lie les femmes musulmanes aux enseignements islamiques. Dans cette optique maléfique, on cherche à détourner la femme de son rôle ô combien important au foyer, en tant qu’épouse et mère éducatrice. Tout est dit et fait pour dévaloriser ce rôle de gestionnaire du foyer auquel on oppose le travail, n’importe lequel, même la prostitution.

Serviteurs d’Allah !

La dévalorisation de ce rôle de mère et épouse est en train de déstabiliser les foyers musulmans et aura, si la tendance se poursuit, des conséquences graves pour le futur de nos sociétés musulmanes. Tout le système de prise en charge établi par l’Islam, concourt à décharger la femme de la recherche de moyens de subsistance afin qu’elle se consacre pleinement à la construction et la protection du foyer musulman où elle a un rôle irremplaçable. A ce propos, le Coran incite les femmes musulmanes à privilégier le foyer. Les idéologues de la prétendue libération de la femme font tout pour que la femme musulmane sorte du foyer selon leurs conditions, c'est-à-dire en se dévoilant et en fréquentant des milieux mixtes où les tentations charnelles, l’exposition à l’alcool et autres stupéfiants est de mise. Combien de femmes musulmanes sont-elles tombées dans ces pièges et peinent à se ressaisir et à revenir aux valeurs islamiques ?

 La propagande acharnée pour inciter la femme musulmane à enlever son voile constitue une autre étape visant à conduire les femmes sur le chemin de la perdition par le détour de l’indécence vestimentaire. Ce n’est donc pas par hasard, que le Coran a fait du voile une composante obligatoire de la personnalité de la femme musulmane sur lequel il a insisté jusqu’aux détails : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux. » (S33, V59).

Qu’Allah nous bénisse par le Coran et nous aide à tirer pleinement profit de ses versets et du rappel qui s’y trouve ! Je demande à Allah pour moi et pour vous l’absolution de nos péchés.

Deuxième sermon

Louange à Allah ! Que ses bénédictions et salutations soient sur le sceau des prophètes. 

Serviteurs d’Allah !

La propagande explique aux femmes musulmanes que la sexualité libre est un droit et un signe de liberté et de progrès. Dans cette optique, elles peuvent disposer de leur corps comme bon leur semble sans prendre en compte les valeurs religieuses notamment islamiques jugées archaïques, en la matière, et liberticide. C’est ainsi que les tenants de ces courants de la licence sexuelle expliquent aux femmes et jeunes musulmanes que la sexualité hors mariage de même que  l’homosexualité mâle et femelle, ne constituent pas des  transgressions morales. Ce qui importe, leur dit-on, c’est de ne pas trahir le « partenaire » sexuel, d’éviter des grossesses non voulues et les maladies sexuellement transmissibles. C’est ainsi que dans des prétendues sociétés civilisées capitalistes où le profit prime sur l’homme, et qui s’érigent en donneuses de leçons, le corps de la femme est au centre des publicités de toute sorte. La pornographie et la prostitution se banalisent et se légalisent. Les scandales sexuels chez des personnalités occupant de grandes responsabilités publiques deviennent de plus en plus fréquents. Dans les sociétés dites communistes, la femme a de la valeur surtout en tant que force productrice. L’impératif auquel est sacrifié sa dignité et spécificité de femme, c’est de produire comme les hommes et d’adorer le « dieu » matière. S’y ajoute la pédophilie qui menace tous les enfants mais plus les petites filles.

Serviteurs d’Allah !

Ce n’est pas par hasard que l’Islam a transformé le statut de la femme et lui a donné le rôle et les responsabilités qui sont les siens. Les ennemis de l’islam savent que pour saper  les fondements islamiques de la société, ils ne peuvent faire l’économie de la déstabilisation de la femme musulmane en l’incitant à une sexualité débridée et  à éprouver un sentiment de complexe vis-à-vis du rôle d’éducatrice et de protectrice du foyer. Ce qui se passe de nos jours en termes de turpitudes sexuelles et les conséquences pathétiques que cela occasionne, donne raison aux enseignements islamiques sur la protection de la femme à travers sa prise en charge obligatoire par l’époux et par les autres parents et la société dans son ensemble en cas de besoin.

Pour sa protection morale, l’Islam a prescrit un port vestimentaire et un regard décents pour réduire les risques de relations charnelles illicites : « Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Dieu est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris » (S24, 30-31).   

Serviteurs d’Allah !

Ce qui se passe de nos jours laisse entrevoir la dégradation des mœurs sexuelles dont a parlé le prophète (PSL) à la fin des temps en faisant allusion à des femmes de sa communauté nues et habillées. La stabilité de la société musulmane est étroitement liée à celle de la femme musulmane. Dans ce cadre, il est impératif et urgent que toute la communauté se mobilise pour la protection de cette dernière. Toutefois, la femme musulmane doit elle-même démontrer son refus de faux modèles en revenant à ses références islamiques. Les imams et savants musulmans doivent renforcer la sensibilisation au sujet des droits et devoirs de la femme musulmane. Les époux, frères et autres parents masculins doivent se sentir encore plus responsables en matière de protection des épouses, sœurs etc. Les autorités publiques doivent mettre en place des programmes d’éducation islamique solides et veiller aux programmes audiovisuels et internet en rapport avec l’exigence de respect des valeurs islamiques. D’autres efforts seront nécessaires. Il appartient à la communauté musulmane dans toutes ses composantes, d’identifier clairement les défis à relever au sujet de la protection de la femme musulmane et de se donner les moyens de trouver des réponses à la mesure des enjeux.   

Seigneur ! Aide nos sœurs musulmanes à rester fidèles aux enseignements islamiques.

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