lundi 12 avril 2021
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Présidentiel 2019 au Sénégal, Transhumance et/ou jeu d’alliances ?

Présidentiel 2019 au Sénégal, Transhumance et/ou jeu d’alliances ?

Paix sur vous

Chacun est libre de caractériser la transhumance comme il veut, tout en sachant qu'il lui incombe de rester cohérent avec celle-ci dans son raisonnement. Ce qui veut dire qu'il faudra l'appliquer à toute entité politique et tout individu dont les actes posés correspondent à la caractérisation de départ.

Pour moi, une caractérisation (je préfère ici ce terme à celui de définition qui doit être plus rigoureuse), assez partagée du mot transhumance est la suivante : une entité qui quitte l'opposition pour adhérer à celle qui est au pouvoir.

Si on s'en tient à cette caractérisation, qu'une entité jadis dans l'opposition rejoigne celle qui est pouvoir tout en gardant son nom et son organisation d'avant ne relève pas de la transhumance.

Ce genre de posture relève plus de jeux d'alliance que d'autre chose. Il faut aussi noter qu'il est souvent difficile de se faire une idée claire et nette des motivations d'un individu en un instant (t) par rapport à des enjeux donnés que ce soit en politique ou non.

Je veux dire par là que l'opposant(e) peut être sincère dans son opposition en un moment donné du jeu politique et adopter des postures "radicales", puis, la donne change et il ou elle se rapproche de l'entité au pouvoir. Cela peut s'expliquer par la lecture que cet(te) opposant(e) fait des nouveaux enjeux.

Par exemple, un(e) opposant(e) peut se dire pour n "raisons", que vaut mieux pour son entité de soutenir ou de transhumer, le cas échéant, que de rester dans l'opposition. Tout dépend de ce qu'il ou elle mettra dans l'expression "vaut mieux" qu'il faudrait peut-être remplacer dans le jeu politique par "l'intérêt de mon entité dans la situation présente est de..."

A mon avis, le VAR ne fait que refléter les contradictions et postures "radicales" prises par l'entité de l"opposition en question avant que la donne ne change. Le VAR est une sorte de mémoire mais pas plus que cela car ce qui importe le plus c'est ce qui a pu motiver les nouvelles postures de l'opposant(e).

De plus, si on applique le VAR à tout acteur politique et pas de façon sélective ni dans le temps ni selon les sujets, on se rend compte que personne n'y échappe.

Aucun acteur politique sérieux ne rejette ni n'échappe aux jeux d'alliance d'une manière ou d'une autre au gré du jeu politique. Voyez ce qui est en train de se passer avant et qui se passera pendant et au deuxième tour, le cas échéant...

D'autre part, l'entrisme, lui, consiste à entrer dans le gouvernement de l'entité au pouvoir après s'être opposé à elle comme ce fut le cas du PDS du temps où Abdou Diouf et le parti socialiste étaient au pouvoir. Mais même dans cas, le VAR montre des "jamais...", "Ce pouvoir ne peut..." et après négociations, c'est, "Vous n'êtes pas si mauvais que ça, on peut ensemble, pour l'intérêt du pays..."

Il me semble que le jugement que nous posons sur les actes des acteurs ne sont pas aussi "sincères" et "objectifs" que nous voulons le croire car nous sommes des êtres moraux mais est souvent le résultat de ce que nous voulons bien accepter, pardonner, jelelé, fatéfatélou, exagérer, selon...

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